Etiquette & Espionage de Gail Carriger.

Sophronia n’est pas une lady, ni même une lady en devenir : elle se cache dans des monte-charge, déchire ses jupons, ne sait pas faire une révérence convenable, et ne se préoccupe même pas de la mode et de chiffons. Vraiment, pour une jeune fille de 14 ans, cela commence à devenir problématique …

Sa mère, désemparée, la confie donc à Mlle Géraldine, la directrice de l’École de Finition pour les Jeunes Ladies de Qualité. Finir ? Finir quoi ? ou plutôt qui ? Et Mlle Géraldine est-elle réellement Mlle Géraldine ?

Quelle est donc cette école dans laquelle Sophronia va se frotter à certaines des demoiselles des familles les plus en vue, rencontrer vampire et loup-garous, et apprendre beaucoup de choses que sa mère désapprouverait ?

Situé dans le même univers que The Parasol Protectorate, une génération avant, cette nouvelle série pousse le délire à un degré supplémentaire en imaginant une école, à la Harry Potter, où les jeunes demoiselles victoriennes apprennent les bonnes manières – et les moins bonnes. Dans une ambiance steampunk assumée (ça fume beaucoup, même les petits chiens mécaniques), Gail nous emmène, à la suite de Sophronia dans une enquête sympathique à la recherche d’un prototype perdu, trop bien caché. Sans grandes ambitions (enfin, j’espère, car il ne les remplit pas), ce roman se révèle meilleur à fabriquer un univers, à le construire et le déconstruire qu’à le faire vivre. La méchante Mlle Monique n’est pas si effrayante (surtout très agaçante), et j’ai toujours pensé que c’est la qualité d’un méchant qui fait la qualité d’un livre.

Mais c’est un plaisir de se replonger dans l’univers du Parasol Protectorate, et d’en retrouver quelques protagonistes, comme … allez, non, je ne vous dis pas !